La théorie du complot - Le livre ! Et plus...

Ce 4 janvier 2018, " La théorie du complot " est né ! (il n'y a pas de faute)

À tous ceux qui placent la vérité et les réalités au-dessus des mensonges, qu'ils soient pieux ou malveillants. À ceux que le thème de la protection de l'enfance, de l'adolescence... de l'innocence, intéresse. À ceux qui veulent être préservés des dérives paranoïaques de notre société... à ceux qui s'informent sur Internet, à tout le monde en fait, je propose de lire ce qui sera publié sur ce blog dédié. Et si le coeur (l'envie ou la curiosité) vous en dit, le roman paru ce 4 janvier 2018 chez Scrineo Jeunesse :

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Le début est à lire sur ce lien : tenorselivre

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17 janvier 2018

Pour décoder la Théorie du complot - Article du Point

Taguieff décode la théorie du complot

Propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot
Publié le 15/12/2011 à 02:19 | Le Point
http://www.lepoint.fr/societe/taguieff-decode-la-theorie-du-complot-15-12-2011-1408474_23.php

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Et une fiche du CLEMI très intéressante...

 

Réagir face au complotisme, en classe

  • Fiche info, parue dans le Dossier de la Semaine de la presse 2018
Les événements tragiques de l’année 2015 ont mis en lumière l’ampleur du phénomène. Depuis, le complotisme n’a cessé d’être un sujet de préoccupation, voire un défi pour l’école.

 

La question du complotisme* s’inscrit dans un contexte de forte défiance envers la «parole officielle» (politique, institutions et médias). Le «complotisme» désigne l’attitude qui implique la recherche systématique des complots, partout, tout le temps. C’est une posture de méfiance systématique envers les informations provenant des médias mainstream, par exemple. Cette défiance va de pair avec une crise de la citoyenneté. Or, comme le précise Gérald Bronner : «La confiance est nécessaire à toute vie sociale, et plus encore pour les sociétés démocratiques qui s’organisent autour des progrès de la connaissance et de la division du travail intellectuel». (Bronner, 2013)

Éviter le piège de la réfutation immédiate

Chez les adolescents qui doutent, la théorie du complot tend à se soustraire à la réfutation. Face aux jeunes, la réponse directe, argument contre argument, est stérile. Elle constitue même un piège pour l’enseignant. Elle peut conduire à un renversement de  la charge de la preuve. C’est à l’enseignant de montrer qu’il n’y a pas eu complot, et  les arguments qu’il énonce peuvent passer pour des manipulations supplémentaires. La théorie du complot peut se rapprocher de la méthode hypercritique : celui qui la pratique écarte toute contre-argumentation. Il faut éviter la situation de rupture et garder la maîtrise du temps dans la réponse (et ne pas perdre de vue que certains adolescents usent ainsi de la provocation pour perturber le cours par exemple).

Accepter la contradiction et  s’armer intellectuellement

Il ne s’agit pas d’entrer dans un débat sans fin pour mesurer la véracité des arguments complotistes. Il n’est nullement question d’accepter des vérités différentes, dites faits alternatifs, sur un fait établi et vérifié. Mais il faut accepter la contradiction et regarder : Comment sont construites les théories du complot? D’où viennent-elles? Comment se diffusent-elles ? Pourquoi y croit-on ? De quoi sont-elles les maux ?
Il s’agit d’un sujet complexe, aux racines profondes, qui a fait l’objet de nombreuses publications, tout particulièrement en sociologie et en histoire. Le site Conspiracy Watch (Observatoire du conspirationnisme) fournit une bibliographie très riche. Des ressources sont également proposées par Éduscol et Canopé.

Former l’esprit critique

Le développement de l’esprit critique est une des grandes ambitions de l’école.
«Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et de débusquer les pièges des imposteurs, afin de réaliser des choix pertinents pour le bien de tous comme pour le leur». (Vecchi, 2016)

Le problème est que le complotisme se réclame également de l’esprit critique. La logique et la rhétorique complotistes nécessitent d'être décryptées. Des habitudes de questionnement critique doivent être développées chez les élèves, en leur fournissant des outils et des clés pour qu’ils puissent se construire un jugement de manière autonome dans une société de l’information et de la communication. L’éducation aux médias et à l’information participe clairement à cette formation de l’esprit critique.

Proposer une réponse à long terme

La réponse apportée va engager un travail au long cours. Une action suivie sur plusieurs années va être nécessaire. Comme le soulignent Jérôme Grondeux et Didier Desor- meaux : «Un travail sur le complotisme ne recevra pas forcément l’adhésion de tous les élèves et ne constituera pas forcément un «vaccin» efficace et durable. Une activité ne prend sens que dans le processus global de l’éducation… Le temps de l’éducation est un temps long».
À l'école, l'éducation aux médias et à l'information (ÉMI) contribue à une véritable pratique citoyenne de l’information qui se prolongera à l’âge adulte.

* «Pierre-André Taguieff décode la théorie du complot», propos recueillis par Christophe Ono-Dit-Biot, Le Point, 15 décembre 2011. www.lepoint.fr/societe/taguieff-decode-la-theorie-du-complot-15-12-2011-1408474_23.php


Karen Prévost-Sorbe, coordonnatrice académique CLEMI, académie Orléans-Tours

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11 janvier 2018

Un dossier du magazine Le Point - 20-04-2017 instructif...

Le 20 avril 2017, Le Point publiait un dossier spécial dont le titre était " La défaite de la vérité aura-t-elle lieu ? ". Le seul fait de se poser la question prouve qu'il y a danger... comme depuis la naissance de la conscience humaine. Avec cette petite nuance, soulignée dans l'article qu'en ce début de IIIème millénaire, une fausse information ne met que quelques secondes à être diffusée dans le monde entier. Ca change quand même la donne, c'est-à-dire la puissance de nuisance des complotistes malveillants...

Voici quelques captures d'extraits de ce dossier passionnant :

Au chapitre " On en rigolerait presque, si... "

 

Histoire de pourrir une campagne électorale...

Pour la réflexion :

  Extrait de l'interview de M. Gérard Bronner

 

 

 

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09 janvier 2018

Un article du Monde qui n'est pas fait pour nous rassurer...

Voici un article effarant sur le fléau de la désinformation par Internet, particulièrement sur les jeunes générations.

Puisse apporter sa contribution à la lucidité de nos collégiens.

Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018 Découvrir l’application

Les théories du complot bien implantées au sein de la population française

Ce phénomène est d’autant plus marqué chez les jeunes, révèle une étude de l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch.

S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos. Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Seules 21 % des personnes interrogées ne croient à aucune de ce genre de théories qui ont été soumises, via différentes assertions, à l’échantillon.

  • « Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune »

Trois ans après les attentats commis à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris, près d’un Français sur cinq (19 %) considère que « des zones d’ombre subsistent », et que « ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes ». 27 % des moins de 35 ans – 30 % des 18-24 ans – partagent ces doutes.

Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16 % soutiennent l’idée selon laquelle « les Américains ne sont jamais allés sur la Lune », « la NASA [ayant] fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo ».

  • La santé publique, un terrain propice

Parmi les différentes « opinions » proposées au sujet de l’immigration, on relève que près de la moitié de l’échantillon interrogé par l’IFOP (48 %) se dit en accord – 17 % « tout à fait d’accord », 31 % « plutôt d’accord » – avec la thèse selon laquelle « c’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent ».

La santé publique est également un terrain propice au développement de thèses générant et encourageant une forte méfiance de nos concitoyens. Résultat : plus de la moitié des Français (55 %) estiment ainsi que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». 32 % se disent d’accord avec cette phrase : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ».

Lire aussi :   Obligation vaccinale : « un troisième camp existe »

Comparées à d’autres items, les connaissances scientifiques – pourtant encore controversées – sur le réchauffement climatique, sont relativement épargnées, et cette fois en particulier chez les jeunes. Seules 4 % des personnes interrogées se disent persuadées que « le réchauffement climatique n’existe pas », et qu’il s’agit d’« une thèse avant tout défendue par des politiques et des scientifiques pour faire avancer leurs intérêts » ; 6 % doutent de la réalité du phénomène, estimant qu’« on n’est même pas encore sûr que le climat se réchauffe ». 65 % des Français (72 % des 18-24 ans) jugent « certain que c’est un problème causé principalement par l’activité humaine » ; 25 % pensent qu’« on ne sait pas encore clairement [s’il] provient de l’activité humaine ou des rayonnements solaires ».

  • Forte défiance vis-à-vis des médias

Au demeurant, l’incrédulité des Français ne se limite pas, si l’on peut dire, aux faits récents ou contemporains. Des siècles et des siècles de recherche et de découvertes scientifiques sont encore remis en cause par une partie de nos concitoyens. Selon cette étude, encore près d’un sondé sur dix (9 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». 18 % des Français – jusqu’à 31 % des 18-24 ans – adhèrent à l’idée que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »…  

Le succès des thèses complotistes s’accompagne d’une forte défiance vis-à-vis des médias et des structures démocratiques. Seules 25 % des personnes interrogées jugent que « globalement, [les médias] restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont fait une erreur. » Plus d’un tiers des sondés n’ont pas confiance dans la sincérité des résultats des élections organisées en France : 35 % ne sont « pas d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes. »

 

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